Lexique
Les mots qu’on utilise.
Personne en situation d’itinérance (PSI)
Une personne sera considérée comme vivant un épisode d’itinérance lorsqu’elle ne possède pas ou n’a pas la possibilité de se procurer immédiatement un logement stable, permanent, sécuritaire et adéquat. La différence entre personne en situation d’itinérance et personne en situation d’itinérance est subtile : la deuxième est préférée, car elle met l’accent sur une condition temporaire (un processus) plutôt que sur une identité fixe, soulignant que la personne n’est pas définie par son manque de logement, contrairement à « personne en situation d’itinérance », qui peut stigmatiser.
Personnes marginalisée
Toute personne qui adopte des comportements jugés « dérangeants » dans l’espace public. On peut penser, entre autres, aux personnes en situation d’itinérance, aux personnes utilisatrices de drogues, aux travailleuses du sexe, etc.
Itinérance visible
Personnes vivant dans des endroits publics, occupant un lieu privé sans en être autorisé ou dans des endroits non conçus pour l’habitation humaine permanente.
Itinérance cachée
Personnes vivant temporairement avec d’autres(famille ou ami·e·s) ou changeant fréquemment de type de logement. L’itinérance cachée se caractérise par l’absence de stabilité.
Profilage social
Tendance observée chez les corps policiers ou personnes en autorité à sanctionner davantage certaines infractions commises par des personnes provenant de certains groupes. En 2009, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a rendu un rap- port qui conclut que les personnes en situation d’itinérance à Montréal en sont victimes. Elles sont plus visées par des constats d’infraction pour des comportements qui peuvent être liés à des stratégies de survie ou à des activités associées à la sphère privée.
Facteurs de risque
L’itinérance découle directement de causes sociales et économiques. Cela dit, plusieurs facteurs peuvent conduire une personne à vivre un épisode d’itinérance au cours de sa vie, tels que la pauvreté et la crise du logement, les dépendances, les problèmes de santé, le milieu familial et la violence conjugale.
Pauvreté et crise du logement
L’expulsion de son domicile fixe est la cause la plus déclarée pour expliquer la perte du dernier logement chez les personnes en situation d’itinérance visible. Avec la hausse des loyers que l’on connaît actuellement, les logements sont de plus en plus inaccessibles pour les personnes à faibles revenus.
Dépendances et surdoses
Les problèmes de consommation peuvent mener à une situation d’itinérance, mais ils peuvent aussi survenir ou s’aggraver après l’entrée à la rue.
La consommation de substances peut devenir un moyen pour tolérer les aspects difficiles du quotidien de la rue : températures extrêmes, faim, solitude, préjugés, etc.
Problèmes de santé des personnes itinérantes
L’instabilité résidentielle entraîne un plus grand risque de mortalité, une augmentation des risques de maladies cardiaques, de l’hypertension artérielle, de l’anxiété et de la dépression.
Milieu familial et violence conjugale
La violence conjugale est l’une des principales causes d’itinérance chez les femmes. Le contact avec des formes de violence, dans l’environnement familial ou dans le cadre d’une relation conjugale, constitue un facteur de risque important à l’effet de vivre un épisode d’itinérance.
Travail de rue
Pratique dite de proximité, elle s’effectue directement dans les milieux de vie des personnes vivant différentes formes de vulnérabilités sociales. L’intervention sera confidentielle et volontaire, toujours basée sur les besoins exprimés par la personne.
Intervention sociale en travail de rue
Les intervenant·es en travail de rue ou de milieu effectuent différentes formes d’accompagnement et d’intervention. Par exemples, iels peuvent faire des visites d’appartement, des accompagnements à la cour ou à des rendez-vous, de l’aide et du référencement vers des ressources, de la médiation, de la récupération de seringues, etc.
